La multiplication des cyberattaques en Suisse redéfinit les critères de choix d’un ERP Cloud. Plus qu’une simple évaluation fonctionnelle, la décision repose désormais sur l’architecture, la gouvernance et la résilience de la solution. Les PME et ETI doivent interroger la maturité cyber du prestataire, la localisation et la souveraineté des données, le modèle de responsabilité partagée, ainsi que le degré d’intégration avec l’écosystème existant.
Un intégrateur expert peut auditer ces risques, concevoir une architecture sécurisée (IAM, MFA, chiffrement, PRA/PCA) et piloter une migration sans compromettre le contrôle ni la continuité. Cet éclairage aide les directions générales et informatiques à aligner transformation digitale et sécurité structurelle durable.
Évaluer la maturité cyber du fournisseur Cloud
La robustesse d’un ERP Cloud se mesure à la capacité du prestataire à prévenir et corriger les vulnérabilités. La vérification des certifications, processus internes et exercices d’intrusion donne une vision claire de sa maturité cyber.
Audit des certifications et normes
L’analyse des certifications (ISO 27001, SOC 2, LSTI) constitue un indicateur concret du niveau de contrôle mis en place. Ces référentiels formalisent des pratiques de gestion des risques, de gestion des accès et de protection des données.
Une PME du secteur manufacturier a sollicité un audit sur ses trois fournisseurs Cloud potentiels. L’exercice a révélé que seul l’un d’eux maintenait un programme de tests d’intrusion annuels, démontrant une capacité à identifier et corriger rapidement les failles.
Cette démarche a montré l’importance de privilégier un partenaire dont la gouvernance sécurité s’appuie sur des audits externes réguliers.
Processus de gestion des vulnérabilités
Chaque fournisseur doit documenter un cycle clair de détection, priorisation et remédiation des vulnérabilités. Les bonnes pratiques DevSecOps renforcent l’efficacité de ces processus.
Cette réactivité démontre que la rapidité de patching et la transparence des rapports de vulnérabilités sont essentielles pour garantir une résilience continue.
Gouvernance et responsabilités internes du fournisseur
La présence d’un comité de direction dédié à la cybersécurité et d’un CSO (Chief Security Officer) garantit une supervision stratégique des sujets cyber. Les liens entre IT, risques et conformité doivent être formalisés.
Ce constat illustre l’importance de vérifier que la sécurité n’est pas seulement un département technique, mais un pilier devanciel intégré dans la gouvernance.
Assurer la souveraineté et la localisation des données
Le choix des centres de données et des mécanismes de chiffrement déterminent la résilience juridique et technique. Les exigences légales suisses et européennes imposent de garantir la maîtrise totale des données hébergées.
Choix des centres de données en Suisse
La localisation physique des serveurs dans des datacenters helvétiques assure la conformité à la loi fédérale sur la protection des données. Elle évite les risques de juridiction étrangère et rassure les autorités de surveillance.
Ce choix montre qu’une infrastructure nationale, doublée de redondance géographique, renforce la continuité de service et la confidentialité des informations sensibles.
Conformité réglementaire et LPD
Le futur règlement sur la protection des données (LRPD) suisse renforce les obligations de transparence, de notification et de sécurisation. Les éditeurs d’ERP Cloud doivent démontrer une capacité de reporting et de traçabilité exhaustive.
Cela met en lumière la nécessité de privilégier un fournisseur proposant des rapports automatisés pour répondre rapidement aux requêtes des autorités et des auditeurs.
Chiffrement et gestion des clés
Le chiffrement au repos et en transit, associé à une gestion des clés sécurisée (HSM ou KMS), protège les informations contre les accès non autorisés. La possibilité pour le client de détenir et contrôler ses clés augmente la souveraineté.
Une PME de services financiers a exigé un schéma de chiffrement où elle détenait les clés maîtresses dans un HSM local. Cette configuration a permis de répondre à des exigences de confidentialité extrêmes et de garder la main sur le cycle de vie des clés.
Ce cas concret illustre qu’une délégation partielle de la gestion des clés peut satisfaire aux plus hauts standards de souveraineté et de sécurité.
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Comprendre le modèle de responsabilité partagée et garantir la résilience
La migration vers un ERP Cloud implique la répartition claire des responsabilités entre prestataire et client. La mise en place de PRA/PCA et une approche Zero Trust renforcent la continuité et la défense en profondeur.
Clarification des responsabilités Cloud vs utilisateur
Le modèle de responsabilité partagée définit qui gère quoi : l’infrastructure physique, les hyperviseurs, le réseau, jusqu’aux données et aux accès. Cette clarification évite les zones grises en cas d’incident.
Lors d’un audit, une ETI dans le secteur de la santé avait mal interprété son périmètre d’administration, laissant des comptes inactifs non protégés. La refonte du schéma de responsabilités a assigné explicitement la gestion des comptes, des mises à jour et des sauvegardes.
Cette démarche démontre qu’une bonne compréhension des rôles et processus associés prévient les lacunes de sécurité lors d’une migration Cloud.
Mise en place de PRA/PCA
Un plan de reprise d’activité (PRA) et un plan de continuité (PCA) doivent être testés régulièrement et mis à jour après chaque évolution majeure. Ils garantissent un rétablissement rapide après incident, en minimisant la perte de données.
Cela souligne l’importance des exercices pratiques pour valider la pertinence des procédures de résilience.
Adoption d’une approche Zero Trust
Le principe Zero Trust impose de ne faire confiance à aucun composant par défaut, qu’il soit interne ou externe au réseau. Chaque accès doit être vérifié, authentifié et autorisé selon une politique granulaire.
Cela montre que la segmentation et le contrôle continu des accès sont des leviers majeurs pour renforcer la cybersécurité dans un contexte Cloud.
Vérifier l’intégration et la sécurité opérationnelle
Le périmètre de sécurité englobe l’ensemble des interfaçages, de l’IAM à l’alerte proactive. Une intégration fluide et sécurisée avec le SI existant garantit performance et continuité.
Intégration avec IAM et MFA
La consolidation des identités via une solution IAM centralisée évite les silos et les doublons de comptes. L’ajout d’une authentification multi-facteurs (MFA) renforce significativement la barrière d’accès.
Ce cas montre qu’une gestion unifiée des identités et l’application stricte du MFA sont indispensables pour maîtriser les accès critiques.
Interfaçages et flux sécurisés
Les API et services web doivent être conçus selon des standards sécurisés (OAuth2, TLS 1.3) et protégés par des passerelles API (API Gateway). La mise en place de middleware et d’IDS/IPS renforce la détection et le filtrage du trafic malveillant.
Cette démarche démontre la nécessité de segmenter et de protéger chaque flux pour prévenir les risques de compromission.
Surveillance et alerting proactif
Un système de monitoring centralisé (SIEM) couplé à des alertes en temps réel permet de détecter les comportements anormaux avant qu’ils ne deviennent critiques. Les opérations doivent être supervisées 24/7.
La mise en place de KPIs pour piloter votre SI illustre l’importance d’une surveillance continue et d’une capacité de réaction immédiate pour contenir les incidents.
Sécurisez votre migration ERP Cloud en garantissant continuité et performance
Ce tour d’horizon a mis en évidence la nécessité d’évaluer la maturité cyber du fournisseur, la souveraineté des données, la répartition des responsabilités, la résilience opérationnelle et l’intégration sécurisée. Chacun de ces volets contribue à transformer la migration ERP en un projet structurant, aligné sur les enjeux de risque et de continuité.
Face à ces défis, l’appui d’experts en cybersécurité et architecture Cloud, capables d’auditer, de concevoir et d’orchestrer chaque étape, est un gage de contrôle et de pérennité. Notre équipe accompagne les organisations dans la définition, la mise en œuvre et la validation des meilleures pratiques de protection des données et de gouvernance.
















