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Éditeurs de logiciels : réussir sa transition vers le modèle SaaS sans fragiliser la croissance

Auteur n°4 – Mariami

Par Mariami Minadze
Lectures: 5

Résumé – La transition on-premise vers le SaaS dépasse la simple migration technique ou tarifaire et implique une refonte produit, une réorganisation de la relation client et de la gouvernance, tout en gérant la courbe en J des revenus et le risque de tensions avec la base existante. Il faut privilégier une architecture modulaire, prioriser les usages à forte valeur, garantir scalabilité, résilience et sécurité intégrée, et aligner la tarification sur l’impact client pour maximiser l’adoption et stabiliser la trésorerie. Solution : une feuille de route de migration progressive, un modèle économique transparent et une organisation agile avec pipeline CI/CD pour transformer la transition SaaS en levier de croissance durable.

La transition d’un logiciel on-premise vers un modèle SaaS implique bien plus qu’une migration technique ou une simple refonte tarifaire. Elle exige de repenser le produit, de redéfinir l’offre économique, de réorganiser la relation client et d’ajuster la gouvernance interne. Cette transformation structurelle promet des revenus récurrents, une meilleure visibilité sur le long terme et une capacité d’innovation continue.

Mais elle expose aussi l’éditeur à des déséquilibres temporaires : une phase de « courbe en J » des revenus, des tensions avec la base installée et des investissements conséquents. Anticiper ces enjeux et faire des choix clairs entre vitesse, rentabilité et valeur est indispensable pour réussir.

Repenser le produit pour le SaaS

La transition vers le SaaS commence par une refonte architecturale et fonctionnelle du produit pour garantir modularité, évolutivité et sécurité. Elle nécessite de prioriser les usages à haute valeur perçue et de bâtir une plateforme capable d’intégrer en continu des évolutions sans interruption de service.

Chaque brique doit être conçue pour s’adapter à la montée en charge et aux besoins de customization, tout en assurant une expérience homogène à tous les clients.

Architecture modulaire et découplage des composants

La modularité est le socle d’un SaaS performant, notamment grâce à une architecture microservices. En isolant chaque fonctionnalité dans un microservice ou un module indépendant, on limite le risque qu’une évolution ou une mise à jour n’impacte l’ensemble de la plateforme. Cette approche rend également la maintenance plus agile et réduit le temps de mise en production.

Par ailleurs, un découplage intelligent permet de dimensionner chaque service en fonction de sa charge réelle. On peut ainsi allouer dynamiquement des ressources aux fonctions les plus sollicitées, optimisant à la fois coûts et performances. Cette flexibilité opérationnelle est difficilement atteignable avec un monolithe traditionnel.

Enfin, une architecture modulaire simplifie l’intégration de briques open source ou tierces, sans créer de vendor lock-in. En cas de besoin futur, il devient possible de remplacer un composant par une alternative plus performante ou mieux supportée, sans refondre tout le produit.

Priorisation des fonctionnalités et focus sur l’usage

Passer au SaaS implique de redéfinir le roadmap produit autour des usages à plus forte valeur pour le client. Il ne s’agit plus d’accumuler des fonctionnalités pour séduire chaque marché, mais de proposer une solution simple, intuitive et pertinente pour l’essentiel des cas d’usage.

Cette orientation user-centric permet de livrer plus rapidement des versions augmentées du produit, tout en récoltant des feedbacks qui guident les développements futurs. Les cycles de release se raccourcissent et la satisfaction client progresse.

En Suisse, un éditeur de logiciels de gestion pour PME a choisi de segmenter son offre en fonctionnalités « cœur », « avancées » et « sectorielles ». Cette priorisation a réduit le time-to-market de ses nouvelles versions de 40 % et a permis de concentrer les investissements sur les modules les plus utilisés, valorisant immédiatement la plateforme.

Scalabilité, résilience et sécurité intégrée

Un SaaS se doit d’être hautement disponible. Toute interruption peut entraîner une perte de confiance et un churn immédiat. Concevoir pour la résilience implique des déploiements multi-régions, des tests de charge automatisés et des mécanismes de bascule en cas de défaillance.

La sécurité doit également être intégrée dès la conception : chiffrement des données en transit et au repos, authentification forte, audits réguliers et monitoring continu. Ces bonnes pratiques réduisent les risques de vulnérabilités et renforcent la confiance des clients.

Par exemple, une société helvétique éditrice d’une solution RH a mis en place un cluster actif-actif dans deux datacenters suisses, garantissant une disponibilité supérieure à 99,9 %. Cette configuration a montré qu’une architecture résiliente peut devenir un argument de différenciation et rassurer les grands comptes sur la continuité de service.

Redéfinir le modèle économique et la tarification

Le passage au SaaS transforme radicalement le modèle économique : on passe d’une vente de licences ponctuelles à des revenus récurrents basés sur l’usage et la valeur délivrée. Il faut alors repenser les paliers d’abonnement pour aligner facturation et bénéfices clients.

Ce nouvel équilibre financier génère une courbe en J des revenus, nécessitant une anticipation de la baisse temporaire et des investissements de transition.

Définition des paliers d’abonnement alignés sur l’impact client

Un pricing SaaS efficace repose sur la segmentation des offres selon la valeur perçue : fonctionnalités incluses, nombre d’utilisateurs, volume de données ou niveaux de support. L’objectif est d’offrir un point d’entrée accessible, tout en garantissant une montée en gamme naturelle.

Ce calibrage doit s’appuyer sur une étude des cas d’usage réels et des retours utilisateurs. Trop de paliers peuvent complexifier le choix, alors qu’une structuration simple et transparente renforce la confiance et accélère la décision d’achat.

Un éditeur suisse de solutions logistiques a ainsi réduit ses offres de cinq à trois formules, en se concentrant sur les modules les plus demandés. Cette simplification a augmenté de 25 % le taux de conversion des essais gratuits en abonnements payants, tout en clarifiant la proposition de valeur.

Courbe en J et gestion de la transition financière

La conversion des clients existants et la phase de ramp-up des nouveaux abonnements déclenchent souvent une baisse temporaire des revenus, dite « courbe en J ». Il faut alors anticiper les besoins de trésorerie pour couvrir les coûts de développement, d’infrastructure et de support dédié.

Une modélisation financière précise, intégrant le délai de récupération client (Customer Payback Period) et le taux de churn prévu, permet de calibrer les investissements, de suivre l’évolution de la marge brute et d’estimer le total cost of ownership pour éclairer la prise de décision. Cette rigueur est essentielle pour éviter les frictions internes et préserver la croissance.

Par exemple, une société de gestion documentaire a planifié un fonds de transition couvrant 12 mois de baisse de revenus récurrents. Cette réserve lui a permis de stabiliser ses opérations et de financer la refonte de son infrastructure cloud sans compromettre ses engagements de service.

Gestion des contrats legacy et stratégies de migration tarifaire

Les contrats en place avec des clients on-premise peuvent représenter un frein à la conversion SaaS. Il est souvent nécessaire de proposer des mécanismes d’incitation : crédits de migration, tarifs préférentiels temporaires ou durée contractuelle ajustée.

La communication autour de ces mesures doit être claire et pédagogique, en soulignant la valeur ajoutée du modèle SaaS : mises à jour continues, SLA renforcés, support proactif. Il est crucial de ne pas brusquer les clients tout en fixant une date butoir pour la fin du modèle legacy.

Une entreprise suisse de solutions métiers a offert un crédit de services égal à 20 % de la valeur du contrat on-premise pour toute migration avant 18 mois. Cette initiative a déplacé 60 % de sa base installée vers le SaaS, tout en préservant la satisfaction client et en évitant les négociations de remise prolongées.

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Orchestrer la migration client et la réussite

La migration client vers un modèle SaaS doit s’appuyer sur une feuille de route claire, découpée en phases progressives et validée par des indicateurs de succès. La réussite passe par un accompagnement personnalisé et des outils d’onboarding adaptés.

Parallèlement, la gestion de la rétention et du churn devient un levier stratégique pour maximiser la valeur vie client et pérenniser les revenus récurrents.

Feuille de route de migration progressive

La mise en place d’une roadmap de migration segmentée en étapes minimise les risques et facilite l’appropriation. On commence souvent par un pilote avec un périmètre restreint, suivi d’une généralisation progressive à d’autres utilisateurs ou modules.

Chaque phase doit être validée par des jalons précis : performance, satisfaction utilisateur, stabilité. Un comité de pilotage interne garantit la coordination entre équipes produit, support, marketing et ventes.

Une association culturelle suisse a adopté cette approche pour migrer son ERP historique vers un SaaS dédié. En quatre phases, réparties sur huit mois, elle a transféré 80 % des utilisateurs tout en maintenant un taux de satisfaction supérieur à 90 %.

Communication transparente et support proactif

La clé d’une migration réussie réside dans la communication continue : newsletters, démonstrations, ateliers en ligne et documentations ciblées. Il est essentiel de tenir les parties prenantes informées des dates, des bénéfices attendus et des actions à réaliser de leur côté.

En parallèle, un dispositif de Customer Success dédié prend le relais : onboarding personnalisé, formations, suivis réguliers et points d’étape. Cette posture proactive limite les abandons et accélère l’adoption des nouvelles fonctionnalités.

Un éditeur helvétique de solutions RH a assigné un Customer Success Manager à chaque grand compte. Grâce à un suivi mensuel et à des ateliers thématiques, le taux d’utilisation des modules avancés est passé de 30 % à 70 % en moins d’un an.

Mesure de la rétention et actions anti-churn

Pour piloter la rétention, on suit des indicateurs comme le Net Revenue Retention (NRR), le taux de désabonnement et le taux d’upsell. Une analyse régulière de ces métriques permet de détecter les segments à risque et d’ajuster rapidement les offres ou le support.

Les actions anti-churn incluent la mise en place d’alertes automatiques pour tout usage déclinant, des campagnes de réactivation ciblées, et des entretiens de satisfaction pour comprendre les barrières rencontrées.

Une entreprise suisse spécialisée dans la gestion de parc immobilier a réduit son churn de 8 % à 3 % en automatisant la détection de baisse d’usage et en proposant des actions de coaching avant résiliation. Cette démarche a permis de préserver des revenus conséquents et de renforcer la confiance des clients.

Transformer l’organisation pour l’innovation continue

Adopter le SaaS ne se limite pas au produit : c’est un changement de culture et d’organisation. Il faut instaurer une gouvernance agile, favoriser la collaboration transverse et mettre en place des processus de livraison continue.

Les équipes produit, développement, infrastructure et support doivent être alignées autour d’objectifs communs de rétention, de satisfaction et de performance.

Gouvernance agile et équipes cross-fonctionnelles

La réussite d’une stratégie SaaS repose sur une organisation agile. On forme des squads ou des tribes, rassemblant des profils produit, développement, DevOps et Customer Success, responsables d’un périmètre fonctionnel ou d’une brique technique.

Ces équipes autonomes peuvent ainsi itérer rapidement, prendre des décisions opérationnelles et répondre aux retours clients sans passer par une hiérarchie lourde. La gouvernance se base sur des OKR alignés sur la rétention, la satisfaction et la performance.

Un éditeur suisse de solutions financières a restructuré son R&D en six squads dédiés aux grandes étapes du parcours client. Cette transformation a réduit les temps de développement de 30 % et renforcé l’appropriation des objectifs business par les équipes techniques.

Outils et processus de livraison continue

Pour soutenir le rythme accéléré des mises à jour, il est impératif de déployer un pipeline CI/CD robuste. Les tests unitaires, d’intégration et end-to-end sont automatisés afin de garantir l’intégrité du code à chaque changement.

Le déploiement progressif (canary releases, feature flags) permet de limiter les risques en activant ou désactivant des fonctionnalités en production de manière contrôlée. Les incidents sont ainsi circonscrits et maîtrisés.

Une société helvétique éditrice d’une plateforme de e-learning a adopté GitLab CI et des feature flags pour déployer jusqu’à dix releases par semaine. Cette cadence a dynamisé l’innovation et renforcé la satisfaction interne comme externe.

Culture de l’expérimentation et boucle de feedback

Le SaaS impose une culture test & learn. Les fonctionnalités sont livrées en version bêta auprès d’un échantillon d’utilisateurs, les données d’usage sont analysées et les retours guident les ajustements avant un déploiement global.

Des A/B tests et des études d’usage sont menés en continu pour valider les hypothèses produit et ajuster les priorités. Cette approche data-driven limite le risque d’investir dans des développements inutiles.

Un éditeur suisse de CRM a instauré des « hackathons » internes et des « customer labs » trimestriels. Ces rituels d’expérimentation ont permis de découvrir des usages inattendus et d’enrichir la roadmap tout en maintenant un fort engagement des équipes.

Transformez votre modèle SaaS en levier de croissance durable

La transition vers le SaaS est un projet global qui touche le produit, la tarification, la relation client et l’organisation interne. Les éditeurs qui anticipent la modularité technique, révisent leurs modèles économiques, orchestrent soigneusement la migration client et font évoluer leur culture interne parviennent à transformer cette phase critique en atout stratégique.

Nos experts sont à votre disposition pour vous accompagner dans cette transformation, de la définition de l’architecture à la mise en place de nouvelles pratiques de gouvernance. Ensemble, adaptons votre organisation pour tirer pleinement parti du modèle SaaS et garantir une croissance pérenne.

Parler de vos enjeux avec un expert Edana

Par Mariami

Gestionnaire de Projet

PUBLIÉ PAR

Mariami Minadze

Mariami est experte en stratégie digitale et en gestion de projet. Elle audite les écosystèmes digitaux d'entreprises et d'organisations de toutes tailles et de tous secteurs et orchestre des stratégies et des plans générateurs de valeur pour nos clients. Mettre en lumière et piloter les solutions adaptées à vos objectifs pour des résultats mesurables et un retour sur investissement maximal est sa spécialité.

FAQ

Questions fréquemment posées sur la transition vers le modèle SaaS

Comment repenser l’architecture d’un logiciel on-premise pour un modèle SaaS performant ?

La transition vers le SaaS impose d’adopter une architecture modulaire et découplée, idéalement microservices. Chaque fonctionnalité est isolée dans un service autonome, facilitant la maintenance, les mises à jour et l’intégration de briques open source. Ce découplage permet de dimensionner indépendamment les ressources, d’automatiser le déploiement (CI/CD) et de limiter l’impact des modifications sur l’ensemble de la plateforme. L’approche favorise également l’évolutivité, la résilience multi-régions et garantit une montée en charge maîtrisée sans interruption de service.

Comment définir une tarification SaaS alignée sur la valeur perçue par les clients ?

La tarification SaaS doit s’appuyer sur la valeur perçue et l’usage réel : nombre d’utilisateurs, volume de données, fonctionnalités incluses et niveaux de support. On structure des paliers clairs et progressifs, avec un point d’entrée accessible et des points de montée en gamme justifiés. L’analyse des cas d’usage réels et des retours utilisateurs permet d’affiner ces paliers. Un schéma trop complexe peut freiner la décision d’achat, alors qu’une offre simple et transparente booste la confiance et accélère la conversion.

Quels sont les principaux risques financiers liés à la courbe en J des revenus ?

La « courbe en J » se traduit par une baisse temporaire des revenus pendant la migration, avant la stabilisation et la montée en revenus récurrents. Les principaux risques financiers sont la tension sur la trésorerie, le surcoût d’infrastructure cloud et les dépenses de transition (refonte produit, support dédié). Il est essentiel de modéliser le délai de récupération client (Customer Payback Period), le taux de churn anticipé et d’établir un budget de transition couvrant cette période pour éviter toute rupture de croissance.

Comment anticiper et gérer la migration des contrats legacy vers le SaaS ?

Pour migrer les contrats legacy, on déploie des incitations claires : crédits de migration, tarifs préférentiels temporaires ou extensions contractuelles. La communication doit être pédagogique, soulignant la valeur ajoutée du SaaS : mises à jour continues, SLA renforcés et support proactif. Il est également recommandé de fixer une date butoir pour la fin des licences on-premise afin d’éviter une prolongation indéfinie. Ces mesures facilitent l’adhésion des clients existants tout en garantissant une bascule progressive vers le nouveau modèle.

Quels KPI suivre pour mesurer la réussite d’une transition SaaS ?

Plusieurs KPI sont essentiels pour piloter une transition SaaS : l’Annual Recurring Revenue (ARR) pour mesurer la croissance des revenus récurrents, le Net Revenue Retention (NRR) pour évaluer la rétention et l’upsell, le taux de churn client pour détecter les risques d’attrition, ainsi que le Customer Payback Period pour calculer le délai de retour sur investissement. Enfin, le ratio LTV/CAC (lifetime value/coût d’acquisition) permet de vérifier la rentabilité client sur le long terme.

Comment organiser la migration client pour limiter le churn ?

Une migration client réussie repose sur une feuille de route progressive : un pilote restreint, suivi d’une montée en charge par phases validées par des jalons (performance, satisfaction, stabilité). Un accompagnement personnalisé via un Customer Success Manager, des ateliers et des documentations ciblées renforce l’adhésion. Des indicateurs de progression et des feedbacks réguliers garantissent une adaptation continue. Cette approche minimise le churn et permet de corriger rapidement les irritants avant une généralisation de la plateforme SaaS.

Quelles erreurs éviter lors de la refonte produit pour le SaaS ?

Lors de la refonte produit, éviter de vouloir intégrer toutes les fonctionnalités existantes d’un coup. Privilégiez la priorisation user-centric en identifiant les usages à forte valeur. Ne sous-évaluez pas l’importance des tests automatisés (unitaires, intégration, end-to-end) pour garantir la stabilité. Bannissez les architectures monolithiques non évolutives et les choix technologiques propriétaires sans réflexion d’évolution. Enfin, ne négligez jamais la sécurité : chiffrement des données, authentification forte et audits réguliers doivent être intégrés dès la conception.

Comment structurer l’équipe interne pour soutenir l’innovation continue en SaaS ?

Soutenir l’innovation continue nécessite une organisation agile avec des équipes cross-fonctionnelles (squads ou tribes) alignées sur des OKR communs. Chaque squad regroupe produit, développement, DevOps et customer success pour itérer rapidement. Un pipeline CI/CD robuste, des déploiements canary et des feature flags permettent de livrer fréquemment tout en maîtrisant les risques. Favorisez une culture test & learn avec des A/B tests et des retours utilisateurs constants pour ajuster la roadmap produit et optimiser la valeur délivrée.

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