Résumé – Pour sécuriser votre transformation SI, il est crucial de structurer la phase amont par une analyse métier, la cartographie du SI existant et l’élaboration d’un schéma directeur aligné sur la stratégie et les risques opérationnels. Un cahier des charges précis et évolutif, intégrant exigences fonctionnelles, techniques, de sécurité et de MCO, combiné à une budgétisation TCO exhaustive, garantit des réponses comparables et réalistes. L’appel d’offres devient alors un outil d’intelligence collective grâce à l’implication des métiers, des ateliers de co-conception et des critères de sélection transparents. Solution : accompagner chaque étape par une expertise dédiée pour déployer une architecture modulaire, open source et pérenne.
La préparation d’un appel d’offres pour un système d’information est souvent perçue comme une simple étape administrative. Pourtant, il s’agit d’un véritable exercice stratégique guidant la transformation digitale et la pérennité de l’investissement. Avant toute sollicitation de solutions ou de prestataires, des phases d’analyse métier, de cartographie du parc existant et de définition d’un schéma directeur s’imposent. Ces travaux préalables garantissent une compréhension partagée des enjeux, une cohérence avec la stratégie d’entreprise et une maîtrise des risques.
Cet article détaille les clés pour structurer cette phase amont, rédiger un cahier des charges évolutif, budgéter l’ensemble du projet et faire de l’appel d’offres un levier d’intelligence collective.
Structurer la phase amont : diagnostics et alignement stratégique
Définir précisément le périmètre et les objectifs métier permet d’éviter les dérives de projet et les surcoûts. Cartographier l’existant et formaliser un schéma directeur garantissent la cohérence entre la cible digitale et la réalité opérationnelle.
Analyse du périmètre fonctionnel et des objectifs métier
Chaque projet SI débute par une identification rigoureuse des processus clés et des parties prenantes impliquées.
Un focus sur les objectifs métiers – gains de productivité, qualité des données ou amélioration de l’expérience utilisateur – permet de prioriser les besoins.
L’objectif est de dresser une liste consolidée des fonctionnalités attendues et de hiérarchiser les cas d’usage selon leur impact stratégique.
Cartographie de l’architecture SI existante
La cartographie du SI rassemble l’inventaire des applications, bases de données, interfaces et flux de données.
Une entreprise de services logistiques a constaté que l’absence de mise à jour de son ERP, couplé à une trentaine de connexions maison, générait des incohérences de reporting hebdomadaire. Cette cartographie a révélé un point de congestion sur une interface de stockage qui causait une perte de 20 % de productivité.
Ce constat a permis d’orienter la réflexion vers une cible technique intégrant un bus de données central et une architecture modulaire, réduisant drastiquement les risques de rupture lors du futur basculement.
Élaboration du schéma directeur digital
Le schéma directeur formalise la trajectoire cible du SI pour les 3 à 5 prochaines années. Il couvre les briques technologiques, les phases de migration et les jalons clés.
Il prend en compte les principes d’évolutivité, de sécurité et d’ouverture, afin de limiter le vendor lock-in et de préserver la souplesse d’adaptation métier.
Ce document sert de référence tout au long de l’appel d’offres, garantissant que les réponses reçues sont évaluées à l’aune de cette vision globale.
Rédiger un cahier des charges précis et évolutif
Un cahier des charges clair et flexible favorise l’émergence de réponses pertinentes et comparables. Intégrer dès l’écriture les exigences de modularité, de sécurité et de montée en charge évite les retards et les dérives budgétaires.
Spécifications fonctionnelles et techniques claires
Les spécifications fonctionnelles décrivent les processus et les cas d’usage détaillés, tandis que les exigences techniques définissent les contraintes d’architecture, d’intégration et de performance.
Une rédaction rigoureuse inclut les formats d’échange de données, les standards de sécurité, les niveaux de disponibilité et les évolutions attendues dans le temps.
Cette transparence assure que chaque prestataire peut chiffrer précisément son offre sans sous-estimer les efforts d’intégration ou de personnalisation.
Critères de sélection et grille d’évaluation
La liste des critères doit couvrir l’adéquation fonctionnelle, la qualité de l’architecture, la solidité financière du fournisseur et ses références sectorielles. Chaque critère se voit attribuer un poids pour faciliter la comparaison.
Les critères de support, de formation et de gouvernance projet sont également primordiaux pour évaluer la capacité du prestataire à accompagner la montée en compétences des utilisateurs.
Inclusion de la conduite du changement et de la maintenance
Un cahier des charges complet intègre les prestations de formation, de conduite du changement et de support post-go-live. Ces éléments déterminent l’adoption effective de la solution par les utilisateurs.
Les niveaux de service pour la maintenance corrective et évolutive doivent être clairement définis, avec des engagements de performance mesurables (SLA).
L’intégration de ces volets dès l’appel d’offres évite les surprises budgétaires et garantit une exploitation durable du système.
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Budgetiser l’ensemble du projet au-delà de la licence logicielle
Une estimation budgétaire réaliste englobe licence, intégration, conduite du changement et maintien opérationnel. Prévoir les coûts annexes dès l’appel d’offres sécurise l’investissement et limite les arbitrages ultérieurs.
Estimation des coûts directs et des frais de mise en œuvre
Les coûts directs comprennent les licences, les frais de configuration, les développements spécifiques et l’intégration aux systèmes existants. Chaque composant doit faire l’objet d’un chiffrage précis.
Les tarifs de licences open source ou modulaires sont souvent plus transparents et évolutifs, avec des paliers selon le nombre d’utilisateurs ou la volumétrie de données.
Il est conseillé de solliciter des scénarios de tarification basés sur la croissance projetée sur trois à cinq ans et d’estimer le total cost of ownership pour éviter une révision budgétaire prématurée. Estimer le TCO
Anticipation des coûts de formation et support au changement
La montée en compétences des équipes représente une part significative du budget. Les besoins varient selon la maturité interne sur les technologies choisies.
Une institution financière avait initialement sous-estimé les séances de formation avancée. L’ajout tardif de 50 jours-hommes de coaching a entraîné un dépassement de 15 % du budget projet.
L’intégration de ces prestations dans l’appel d’offres aurait permis une comparaison plus fiable des offres et un ajustement précoce du planning.
Prévision du maintien en condition opérationnelle et évolution
Le budget MCO couvre la maintenance corrective, les mises à jour de sécurité et les évolutions mineures. Il doit être détaillé par année, avec des options de révision à chaque nouvelle version majeure du logiciel.
Les contrats doivent prévoir les modalités de transfert de connaissances et les outils de suivi des incidents pour garantir la continuité de service.
Cette anticipation budgétaire favorise une gestion proactive du parc applicatif et limite les coûts imprévus liés aux urgences.
Faire de l’appel d’offres un levier d’intelligence collective
L’appel d’offres devient un espace de dialogue et de co-construction entre maîtrise d’ouvrage, métiers et prestataires. Engager toutes les parties prenantes dès la phase de sélection enrichit le besoin et prépare l’appropriation du futur SI.
Implication des parties prenantes et futurs utilisateurs
La consultation doit inclure représentants des directions métier, DSI, finance et opérations. Chacun apporte une vision complémentaire du périmètre fonctionnel et des contraintes.
Des points de validation intermédiaires garantissent que les réponses restent alignées sur les attentes finales. Les retours des utilisateurs sur les maquettes ou prototypes accélèrent l’ajustement des besoins.
Cette démarche réduit le risque de rejet du projet à la livraison et cultive un sens de propriété partagé du futur système.
Organisation d’ateliers de co-conception
Des ateliers thématiques rassemblant experts métiers et techniques permettent de challenger les solutions proposées. Ils favorisent l’émergence d’idées innovantes et la clarification des compromis.
Un hôpital universitaire a organisé, en phase d’appel d’offres, des sessions de co-conception pour son futur dossier patient informatisé. Les échanges ont mis en lumière des besoins en mobilité et en interopérabilité avec des dispositifs médicaux, enrichissant le périmètre initial.
Ces ateliers ont également instauré un climat de confiance entre le client et les candidats, facilitant les négociations ultérieures.
Processus de négociation et de décision transparent
Un planning clair, accompagné de critères de pondération divulgués en amont, structure les négociations et les comparaisons d’offres.
La mise en place d’une cellule de pilotage regroupant DSI, métiers et finance assure une prise de décision équilibrée et documentée.
La transparence des échanges et l’archivage des comptes-rendus garantissent la traçabilité, indispensable en cas de recours ou de modifications de périmètre.
Sécurisez votre transformation SI par un appel d’offres maîtrisé
La réussite d’un appel d’offres SI repose sur une préparation stratégique, un cahier des charges rigoureux, une budgétisation exhaustive et une démarche collaborative. Ces étapes préalables assurent une sélection de solution en phase avec les besoins métiers et la stratégie d’entreprise.
Nos experts accompagnent chaque phase, de l’audit initial au choix du prestataire, en passant par la définition d’une architecture modulaire et sécurisée, privilégiant l’open source et évitant le vendor lock-in.







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