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Déploiement d’un ERP : méthode classique ou approche agile pour maximiser la valeur ?

Auteur n°4 – Mariami

Par Mariami Minadze
Lectures: 20

Résumé – Les processus complexes, la multiplication des saisies et la perte de traçabilité freinent la digitalisation et retardent le retour sur investissement d’un ERP si la mise en œuvre reste rigide. La méthode classique engendre retards, dérives budgétaires et spécifications déconnectées, tandis qu’une approche agile structure le projet en sprints, aligne en continu backlog et besoins métier, et garantit une migration et des tests itératifs pour limiter les anomalies et améliorer l’adoption. Solution : combinez gouvernance solide, architecture modulaire microservices/API et pilotage agile porté par un intégrateur expert pour audit, automatisations sur mesure, formation progressive et support pérenne.

Lorsque les processus deviennent trop complexes, que les saisies se multiplient et que la traçabilité se perd, l’ERP s’impose comme la solution pour unifier les données et fluidifier les opérations.

Prenant en compte que la réussite d’un déploiement ne tient pas qu’au choix de l’outil, la méthode de mise en œuvre est déterminante pour dégager rapidement de la valeur métier et réduire les risques. Entre méthode classique séquentielle et approche agile, laquelle privilégier pour un projet ERP maîtrisé et évolutif ? Cet article décortique les défauts de Waterfall, les atouts de l’agilité, l’importance d’une architecture modulaire et le rôle clé du partenaire d’intégration.

Limites de waterfall pour un projet ERP

La rigidité et l’enchaînement linéaire des phases entraînent retards, dérives budgétaires et mécontentement des métiers. Les livraisons tardives posent souvent un décalage entre le périmètre défini et les besoins réels en cours de projet.

Rigidité des phases de spécifications

La méthode Waterfall repose sur une première phase de documentation exhaustive avant toute réalisation. Cette approche peut paraître rassurante, mais elle ne tient pas compte de l’évolution inévitable des exigences métier au fil du temps.

En pratique, la collecte initiale des besoins reste souvent incomplète : certaines contraintes ou évolutions réglementaires émergent une fois le projet lancé. Il en découle des demandes de changement nombreuses, qui ralentissent la progression ou gonflent le périmètre sans ajustement de calendrier.

Les équipes techniques se retrouvent alors coincées entre un planning figé et des spécifications mouvantes. Ce décalage crée un effet domino : retards de développement, révisions multiples et tests supplémentaires, qui pèsent lourd sur le budget et le moral des intervenants.

Objectifs mal alignés entre IT et métiers

Sans points de contrôle fréquents, la vision initiale du projet diverge rapidement entre les instances décisionnaires et les équipes opérationnelles. Chacun interprète les spécifications à sa manière, ce qui génère des écarts lors de la phase de recette.

Les utilisateurs finaux, consultés uniquement durant la validation finale, découvrent des modules incomplets ou inadaptés. Ils expriment alors leurs besoins de manière fragmentaire, souvent sous forme de tickets urgentistes, perturbant le planning et la charge des développeurs.

Le management doit arbitrer en urgence des priorités mal anticipées, ce qui conduit à des compromis sur les fonctionnalités cœur ou sur la qualité de la solution. Au final, l’ERP ne répond ni aux attentes des métiers ni aux standards de performance attendus.

Gestion des données et traçabilité compromise

La collecte initiale des données est souvent jugée secondaire dans un projet Waterfall, reléguée à la fin du cycle. Cette approche nuit à la qualité et à la cohérence des référentiels utilisés par l’ERP.

Lorsque la migration de données intervient tardivement, des anomalies apparaissent : doublons, formats hétérogènes, processus non documentés. Ces défauts sont détectés lors des tests, nécessitant des corrections manuelles fastidieuses et une revalidation globale.

Le manque de traçabilité entre les anciens systèmes et l’ERP complique le suivi des historiques et l’audit des transactions. Les responsables conformité et qualité peinent à justifier la fiabilité des données, freinant l’adoption et la montée en charge de la solution.

Exemple : Une entreprise suisse de taille moyenne du secteur industriel a lancé son projet ERP selon un planning Waterfall strict. Arrivée à la phase de tests, plus de 40 % des données fournisseurs présentaient des incohérences. La correction manuelle a retardé la mise en production de six mois, illustrant l’impact d’une gestion tardive des flux et d’une traçabilité insuffisante.

Bénéfices de l’agilité pour un ERP

L’agilité permet de livrer des modules fonctionnels régulièrement et de recueillir des retours métiers à chaque sprint. Elle sécurise les priorités en alignant continuellement l’avancement sur les enjeux stratégiques.

Incréments fonctionnels et retours continus

Plutôt que d’attendre une livraison globale, l’approche agile segmente le projet en livrables successifs. Chaque incrément apporte une fonctionnalité testable, utilisable ou démontrable par les métiers.

Cette démarche favorise une validation rapide des hypothèses et des processus intégrés. Les équipes métier identifient plus tôt les écarts et peuvent réorienter les développements avant que les coûts de correction ne deviennent prohibitifs.

En adoptant des sprints de deux à quatre semaines, le projet maintient un rythme soutenu et transparent. Chaque démonstration donne lieu à un point d’ajustement, garantissant la cohérence entre la solution développée et les besoins réels.

Priorisation dynamique du backlog

Le backlog devient l’outil central de pilotage, listant et hiérarchisant les user stories selon leur valeur métier et leur niveau de risque. Cette vision granulaire facilite la prise de décision sur les fonctionnalités à livrer en priorité.

Les arbitrages se font en continu, en fonction des performances réelles observées et des changements de contexte. Une évolution réglementaire ou une nouvelle opportunité commerciale peut ainsi être intégrée sans bouleverser l’ensemble du planning.

Cette flexibilité limite le gaspillage de ressources sur des développements maintenant jugés moins stratégiques. Elle assure un focus constant sur ce qui crée le plus de valeur, en surface et en profondeur, pour l’entreprise.

Exemple : Un établissement de services financiers suisse a adopté une approche Agile pour déployer les modules de gestion des commandes. Après trois sprints, les utilisateurs ont validé le flux de validation automatisé, ce qui a permis de gagner 30 % de temps de traitement dès la phase pilote, démontrant l’intérêt d’un feedback rapide et d’une priorisation évolutive.

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Architecture modulaire pour un ERP évolutif

Une architecture modulaire, fondée sur des microservices et des API, garantit l’évolutivité et la résilience de l’ERP. L’intégration progressive des modules limite les risques et facilite la maintenance.

Microservices et API pour l’interopérabilité

Découper l’ERP en microservices autonomes permet de déployer, de faire évoluer et de scaler chaque composant indépendamment. Les API exposent des fonctions métier clairement définies et documentées.

Cette granularité offre une agilité technique : un incident sur un service n’affecte pas l’ensemble du système et chaque équipe peut appliquer des mises à jour sans coordination lourde. Les outils open source facilitent cette approche, évitant le vendor lock-in.

L’API First garantit une intégration fluide avec les briques tierces : CRM, BI, solutions de paie ou d’approvisionnement. Les échanges standardisés renforcent la cohérence des flux et la flexibilité dans le choix des partenaires technologiques.

Middleware et intégration progressive

Un middleware agit comme un bus de données, orchestrant les échanges entre l’ERP, les applications existantes et les nouvelles interfaces. Il centralise la transformation et la synchronisation des données.

Cependant, l’intégration ne se fait pas en une seule fois. On commence par connecter les modules prioritaires puis on étend le périmètre fonctionnel au fil des besoins. Cette montée en charge progressive limite les périodes de bascule à hauts risques.

Chaque phase intègre des tests de bout en bout avant de passer à la suivante, assurant la fiabilité et la traçabilité des transactions inter-systèmes. Le middleware devient ainsi le garant de la cohérence globale.

Mise en production modulaire

Au lieu d’un « big bang », l’ERP entre en production par lots de modules autoportants : gestion des stocks, facturation, approvisionnement ou ressources humaines. Chaque lot peut être basculé indépendamment.

Cette stratégie réduit l’effet de dépendance et permet de coller au rythme des équipes métier, qui peuvent se former et adapter leurs processus avant chaque rollout. Le risque d’interruption globale est ainsi contenu.

En cas de dysfonctionnement, l’activation sélective de modules facilite le rollback ou l’isolement de la fonctionnalité fautive, garantissant la continuité des activités critiques.

Exemple : Une logistique suisse a adopté un déploiement par modules pour son ERP. Le module inventaire a été mis en production seul, validé en deux semaines, puis le module facturation ajouté, sans perturber le service client. L’approche a démontré qu’un découpage en lots maîtrisables réduit de 50 % le temps de transition global.

Rôle du partenaire d’intégration ERP

Un intégrateur expert guide la refonte des processus, construit un backlog priorisé et accompagne le changement pour assurer un déploiement pérenne. Son support garantit la montée en compétences des équipes et la stabilité de l’ERP sur le long terme.

Audit des processus et construction du backlog

La première étape consiste à cartographier les flux actuels et à identifier les points de friction à l’aide d’une gestion de projet agile réussie. L’audit ouvre la voie à une définition précise des user stories prioritaires et des indicateurs clés de succès.

Le backlog qui en résulte regroupe tâches techniques et exigences métier avec un score d’impact et de risque. Il sert de feuille de route pour planifier les sprints et mesurer la performance du projet.

Un partenaire expérimenté sait ajuster ce backlog au fil de l’eau, en fonction des retours et des obstacles rencontrés, ce qui garantit un alignement constant avec les objectifs stratégiques.

Automatisations sur mesure et gestion du changement

La personnalisation des automations – interfaces, workflows, validations – augmente l’adhésion des utilisateurs en simplifiant les opérations quotidiennes. Chaque automatisation est testée et déployée en sprint.

En parallèle, la gestion du changement prépare les équipes : formation dès les premiers incréments, documentation progressive et sessions de montée en compétences. Les résistances sont traitées en continu, réduisant l’impact culturel du projet.

Le partenaire organise des ateliers réguliers et des sessions de coaching, garantissant que chaque collaborateur maîtrise les fonctionnalités déployées et adopte les nouveaux processus sans rupture.

Formation, accompagnement et support long terme

La formation ne se limite pas à la mise en service : elle accompagne chaque nouvelle version de l’ERP. Des supports adaptés, tutoriels et webinars, facilitent l’appropriation rapide des évolutions.

Le support long terme couvre la maintenance corrective, évolutive et préventive. Grâce à des outils de monitoring et des tableaux de bord, le partenaire anticipe les incidents et propose des améliorations continues.

Ce modèle de collaboration s’inscrit dans la durée et garantit que l’ERP reste aligné avec la roadmap métier, tout en intégrant les innovations technologiques pertinentes.

Méthode ERP hybride pour plus de valeur

Une architecture modulaire, reposant sur microservices et API, facilite les intégrations et l’évolutivité. Pour maximiser la valeur et limiter les risques, un déploiement ERP doit conjuguer la rigueur d’une gouvernance solide (données, sécurité, conformité) et la souplesse d’une approche agile (sprints, feedback et prototypage).

Le succès repose enfin sur un partenaire d’intégration qui réalise l’audit des processus, construit un backlog priorisé, déploie des automatisations sur mesure, pilote le changement et assure un support continu. Cette combinaison garantit des bénéfices tangibles à chaque étape.

Quelle que soit votre situation, nos experts sont à vos côtés pour définir le cadre méthodologique le plus adapté, piloter la mise en œuvre et accompagner vos équipes vers l’excellence opérationnelle.

Parler de vos enjeux avec un expert Edana

Par Mariami

Gestionnaire de Projet

PUBLIÉ PAR

Mariami Minadze

Mariami est experte en stratégie digitale et en gestion de projet. Elle audite les écosystèmes digitaux d'entreprises et d'organisations de toutes tailles et de tous secteurs et orchestre des stratégies et des plans générateurs de valeur pour nos clients. Mettre en lumière et piloter les solutions adaptées à vos objectifs pour des résultats mesurables et un retour sur investissement maximal est sa spécialité.

FAQ

Questions fréquemment posées sur le déploiement d’un ERP

Quelles sont les principales différences entre méthode Waterfall et approche agile pour un projet ERP ?

La méthode Waterfall suit un séquencement linéaire avec une phase de spécifications figées en amont, ce qui peut engendrer rigidité et retards si les besoins évoluent. L’approche agile segmente le déploiement en sprints, livre des incréments fonctionnels et ajuste en continu le périmètre selon les retours métiers, garantissant une meilleure flexibilité, une réduction des risques et une création de valeur rapide.

Comment garantir la qualité des données lors de la migration vers un nouvel ERP ?

Pour assurer la qualité des données, il est essentiel de lancer dès le début un audit des référentiels existants, de nettoyer les doublons et d’homogénéiser les formats. Des tests de migration itératifs, couplés à des scripts d’automatisation et à une validation métier en sprint, permettent de détecter et corriger les anomalies avant la mise en production.

Quels avantages offre une architecture modulaire pour l’évolutivité de l’ERP ?

Une architecture modulaire, basée sur des microservices et des API, offre une évolutivité et une résilience accrues. Chaque composant peut être déployé, mis à jour ou redimensionné indépendamment, tout en limitant l’impact d’un incident sur l’ensemble du système. Cette granularité facilite aussi l’intégration progressive de nouveaux modules et la maintenance continue.

Quel rôle joue un partenaire d’intégration dans la réussite d’un déploiement ERP ?

Le partenaire d’intégration conduit l’audit des processus, élabore un backlog priorisé, pilote les sprints et accompagne le changement. Il assure la montée en compétences des équipes, personnalise les automatisations, gère les tests et met en place le support long terme. Sa vision globale et son expertise garantissent un déploiement pérenne et aligné sur les objectifs métier.

Comment prioriser les fonctionnalités métiers dans une démarche agile ?

La priorisation repose sur un backlog dynamique où chaque user story est évaluée selon sa valeur métier et son niveau de risque. Des ateliers réguliers avec les parties prenantes permettent d’ajuster les priorités en fonction des retours terrain, des évolutions réglementaires ou des opportunités commerciales, assurant ainsi un focus constant sur la création de valeur.

Quels indicateurs clés de performance (KPI) suivre durant un projet ERP ?

Parmi les KPI pertinents : vélocité des sprints, taux de couverture des tests, taux d’adoption utilisateur, respect du planning de déploiement par lot, nombre d’anomalies détectées et délai moyen de résolution. Ces indicateurs offrent une vision claire de la qualité, de l’efficacité et de l’impact opérationnel du déploiement ERP.

Comment gérer les changements réglementaires en cours de déploiement ?

Une approche agile permet d’intégrer les nouvelles exigences réglementaires sous forme de user stories dans le backlog et de les prioriser selon leur impact. Les sprints courts facilitent l’adaptation rapide du périmètre, tandis que des revues régulières avec les métiers garantissent la conformité sans retarder l’ensemble du projet.

Quels risques sont réduits grâce à une approche incrémentale et modulaire ?

Le déploiement par modules et la livraison incrémentale limitent les risques de bascule globale, réduisent l’impact d’éventuels dysfonctionnements et facilitent le rollback. Ils permettent aussi une montée en compétences progressive des utilisateurs et une validation continue des processus, diminuant ainsi les coûts de correction et le risque d’inadéquation fonctionnelle.

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